Les limites

 

 

L’imagerie médicale est certes une révolution mais elle comprend des limites qui empêchent d'obtenir les résultats optimaux souhaités.

Des erreurs peuvent apparaître durant la préparation du patient, l’obtention de l’image ou encore durant l’interprétation de celle-ci.

 

Durant la préparation du patient, des problèmes peuvent se poser. Ils sont le plus souvent liés à la réaction du patient face aux produits de contraste iodés. On peut les classer en 4 catégories :

·Les réactions minimes comme les nausées, vomissements légers, larmoiements,

congestion nasale, éternuements, picotements, urticaire localisé, démangeaisons,

pâleur légère, sueurs

·Les réactions modérées avec résolution rapide des symptômes comme 

l'urticaire géant, les vomissements répétés, la dyspnée, les douleurs thoraciques,

abdominales, le malaise passager

·Les réactions sévères comme l'hypotension, la tachycardie, l'arythmie, l'arrêt cardiaque, la perte de connaissance.

·Les réactions fatales c'est-à-dire la mort.

 

Des facteurs de risque peuvent être identifiés face à ces maladies comme :

– Des antécédents d’allergie grave aux produits de contraste iodés (choc anaphylactique,

asthme, œdème de Quincke, urticaire étendu).

– les insuffisances rénales modérées à sévères.

Le myélome, c'est une prolifération des plasmocytes* dans la moelle osseuse 


Ensuite il y a aussi d'autres facteurs de risque moins importants comme :

– Des antécédents de réaction allergique modérée aux produits de

contraste iodés (rash, éruption, urticaire modérée).

– les insuffisances rénales légères

– un diabète mal équilibré.

– une grossesse accompagné d'un allaitement.

une décompensation cardiaque sévère.

des maladies thyroïdiennes

Ou encore la prise d’un repas (moins de 4 heures auparavant).

 

Durant l'obtention de l'image des problèmes peuvent être décelés comme des brûlures lorsque l'on utilise des rayons X.

Les rayons X peuvent avoir un impact immédiat (brûlures par exemple) qui sont souvent dépendants de la dose délivrée sur un même examen ou des impacts à distance (l'irradiation qui peut provoquer des cancers radio-induits par exemple) qui, eux, sont plus liés à l'accumulation des doses sur plusieurs examens successifs.

Il y a aussi des erreurs qui peuvent être provoquées par les mouvements du patient. Cela peut être à cause de la douleur, de la mauvaise tolérance à l'injection, aux nausées, aux vomissements et la peur (claustrophobie par exemple). La durée des examens peut être un peu longue lorsque l'on doit rester immobile. 

Les risques somatiques et génétiques sont plus faibles que les risques associés aux examens avec injection de produit de contraste mais sont significatifs. Par exemple, le risque associé à un examen scanographique de la tête est environ 250 fois plus important que celui lié à un examen panoramique dentaire.

Des erreurs peuvent être relevés durant l'interprétation de l'image aussi , comme lorsqu'il y a des erreurs de densité sur l'image, ce qui peut conduire à un mauvais diagnostic.

N'oublions pas le point le plus important, toutes ces techniques d'imagerie nous permettent d'identifier les anomalies à l'échelle macroscopique donc lorsque le problème s'est déjà installé. L'objectif serait de visualiser l'anomalie lorsqu'elle se forme afin de la détruire et non lorsqu'elle s'est déjà formée

Comme vous pouvez le voir, l'imagerie médicale est une révolution mais des progrès sont encore à venir si l'on veut arriver à obtenir une technique parfaite.

 

*Plasmocyte : Lymphocyte B mature, sécrétant une immunoglobuline, après son activation

dans les follicules lymphoïdes. Les plasmocytes ne circulent pas dans le sang mais se fixent

dans les tissus dont les muqueuses. Ils ne se  multiplient pas et ont une durée de vie limitée.

 

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